Janvier 2025

L’art de vivre au rythme de l’hiver dans une culture qui n’arrête jamais

Est-ce encore le temps de souhaiter une belle année en ce 27 janvier? La nouvelle année, un nouveau livre à écrire, 12 nouveau chapitres dans ta vie, qu’en feras tu? Deviendras tu enfin la meilleur version de toi-même en 2025?

Vous avez bien compris que ces énoncés ont une pointe (100%) de sarcasme, n’est-ce pas ;) ?

Je ne vous parlerai pas de mes objectifs de l’année 2025 ici. J’en ai pas. Ou en tout cas, ils sont pas précis. Avec une petite fille de un an maintenant, ce n’est juste pas la bonne saisons de ma vie pour être motivé de cette façon. Ça reviendra assez vite!

Je viens plutôt vous parler d’autre chose, en plein cœur de l’hiver. Je suis tombée cette semaine, par deux fois plutôt qu’une, sur le terme wintering. Ce mot venant entre autre du livre de Katherine May; Wintering: the power of rest and retreat in difficult times (Traverser l’hiver: se reposer, se replier et s’aimer dans les moments difficiles) Bien que selon le résumé du livre (que je n’ai pas encore lu), l’hiver est ici symboliquement utilisé pour parler d’une saisons difficile à passer dans une vie, j’ai eu envie de l’aborder plutôt sous son sens premier: traverser la réelle saison de l’hiver.

Wintering. Juste m’imprégner de ce terme me donne soudainement le droit de détendre les épaules en expirant longuement.

J’adore les changements de saisons, surtout au Québec où on a l’immense chance de voir la nature se métamorphoser radicalement. Je trouve qu’il n’y a rien comme les contrastes drastiques entre nos saisons pour pleinement les apprécier. Je me suis même surprise cette semaine à m’ennuyer de la pluie, celle qui nettoie et purifie si bien au printemps. Et c’est parce que je m’ennuie de la pluie que j’apprécie la neige. Parce qu’elle passe, qu’elle n’est pas éternelle, et qu’elle existe maintenant sans que je ne puisse rien y faire.

Alors, wintering.

Se reposer, se replier et s’aimer dans les moments difficiles.

Se reposer, se replier et s’aimer dans la saison hivernale.

Trouvez vous cela difficile à faire, dans le courant du faire toujours plus et mieux tout le temps? Me semble qu’on a beau collectivement commencer à beaucoup plus parler du fait de se reposer davantage en hiver, de faire comme la nature, y arrivez vous vraiment dans votre contexte de vie? Sans culpabiliser, sans être dans votre tête à vous dire que vous devriez être en train de faire…plus?

Pas facile quand même! Et pourtant, si logique… En plein cœur de l’hiver, où puisez énergie et motivation pour 1001 résolutions?

J’avais juste une phrase en tête pour débuter cette année: être plus que faire.

Être plus que faire.

Juste être. Être aimée, être aimante, être joyeuse, être en vitalité, être bien, être dehors, être curieuse, être créative. Être patiente, être douce envers moi, être compatissante, être respectueuse, être à l’écoute, être présente.

On dirait que tout d’un coup, la performance tombe et les chemins pour être deviennent infinis.

Est-ce que je réussis? Je sais pas si s’est quelque chose qui se réussit. J’essaie de le vivre quotidiennement! Plus qu’avant depuis que je suis maman. Autant que le quotidien avec un enfant peut être un tourbillon, autant qu’il peut ralentir et amener à plus de présence. Je crois que c’est tellement ancré, tellement programmé dans notre façon de vivre qu’il faut marcher un long chemin pour apprendre à désapprendre pour mieux réapprendre à vivre au rythme de nos saisons, intérieures comme extérieures.

Apprendre à désapprendre pour mieux réapprendre…

Ceci étant dit, je crois que c’est un des aspect que j’ai envie de faire rayonner encore plus à travers mes illustrations et mon art en général. Vivre au rythme des saisons. S’émerveiller de tout ce qui compose la nature, notre maison à ciel ouvert. Être dehors, mais vraiment en étant présent.e à ce qui est, est je crois l’outil le plus fantastique pour retrouver sa nature en soi et honorer les et ses saisons.

Imaginez, si collectivement, on prenait de beaux grands respires en hiver, qu’on se calmait le pompon et qu’on se permettais de se replier, même un tout petit peu, il me semble que ahhhhhh ça fait du bien au cœur, non? Ça fait tellement de sens! C’est pas facile, aller à contre-courant du collectif… Et pourtant, on parle ici de suivre le courant! Celui de la nature, de notre nature, pas celui de ce qu’on veut bien nous apprendre pour qu’on soit un bon petit travailleur productif… Mais bon, je m’égare ;)

Je vous laisse ainsi à vos réflexions!

Peut-être cela fera germer de nouvelles idées pour s’en enlever un peu de notre quotidien surchargé… qui sait! Des fois, il s’agit de peu pour faire une grande différence.

Je retourne à mes illustrations d’oiseaux pour ma prochaine affiche: L’abécédaire des oiseaux du Québec (ce sera sans aucun doute ma nouvelle affiche préférée!)

Main dans la patte: un chien pour Evan

Un portrait pour faire une différence: campagne de financement pour Evan, 5 ans

Cette année, un don sera offert pour chaque portrait réalisé à la collecte de fond organisée pour former la chienne d’assistance médicale pour Evan, atteint de troubles métaboliques complexes.

Pour en savoir plus: L’histoire d’Evan et de Maggie

Je serai honorée de remettre un montant en don à la collecte jusqu’à ce que l’objectif soit atteint!

Format 5x7 pouces: don de 5$

Format 8x10 pouces: don de 10$

Format 11x14 pouces: don de 15$

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